Au cours du 1er trimestre, le
débat d’orientation budgétaire et le vote du budget primitif ont été les
évènements majeurs des conseils municipaux. Lors du débat
d’orientation budgétaire il a été navrant de constater que le débat n’a pas eu
lieu. La Majorité municipale s’est montrée passive, faisant preuve soit d’une
discipline quasiment de parti, soit d’une résignation, soit d’une ignorance des
enjeux. C’est alors, que sans grande surprise, la majorité municipale a voté en bloc une
augmentation de 6% de la taxe d’habitation et de la taxe foncière. Seuls les
élus du groupe Colombelles Autrement se sont opposés. En effet, suite à des
années de pouvoir sans partage, la majorité municipale a poussé notre ville
dans une impasse :
- par une croissance continue et régulière des frais de fonctionnement de la commune,
- par un soutien démesuré au SIVOM qui voit son budget s’accroitre vertigineusement d’année en année,
- par une politique de construction apportant des coûts supplémentaires mais peu de recettes pour financer et répondre aux besoins de la nouvelle population.
- par une politique de construction apportant des coûts supplémentaires mais peu de recettes pour financer et répondre aux besoins de la nouvelle population.
Néanmoins, nous apprécions
que le maire ait recherché des économies au sein des coûts de fonctionnement de
la municipalité. Il s’agit là d’économies nécessaires mais insuffisantes, trouvant
rapidement leurs limites et finissant souvent par dégrader les conditions de
travail du personnel municipal. Il est plus efficace d’accroître les recettes
plutôt que de faire preuve d’austérité économique.
Nous notons
également des réductions de subventions à des associations mais nous regrettons
que ces arbitrages aient été pris de manière unilatérale, sans l’avis de notre
groupe.
Evidemment, on vous dira
que c’est de la faute du gouvernement qui diminue ses dotations en obligeant
les collectivités à faire des économies ou que la population réelle est
supérieure à la population INSEE prise en compte pour le calcul des dotations.
Il n’est pas illogique que l’Etat demande que les efforts soient partagés, avec
des économies à tout niveau. Pendant plusieurs années, le décalage du comptage
de l’INSEE nous était favorable en octroyant une population plus élevée que la
réalité ; la municipalité n’a pas su anticiper l’effet inverse qui allait
se produire mécaniquement 2 ans plus tard.
A nouveau, le point
faible de notre commune est l’absence de mixité sociale (54% de logements
sociaux). Plus de logements privés augmenteraient le nombre de familles imposées,
et éviteraient l’effet actuel, à savoir qu’une famille imposée doit financer
les besoins communaux de 2 familles colombelloises. Après avoir fait un cadeau
aux bailleurs sociaux par l’exonération de la taxe d’équipement, mais avoir
augmenté la taxe d’électricité des ménages, la majorité a décidé de
« matraquer » à nouveau les familles en augmentant les impôts locaux
de 6% malgré un contexte de crise économique et de baisse du
pouvoir d’achat. Colombelles avait déjà les taux d’imposition parmi les plus
élevés de l’agglomération, ce qui expliquait leurs stabilités depuis quelques
années ; cette augmentation ne renforcera pas l’attractivité de la
commune.
A notre
grande surprise, cette augmentation d’impôts servira au réaménagement du bois à
hauteur de 300 000 €, voté à l’unisson par la majorité pour un soi-disant
attrait de la commune ! Nous estimons cet investissement inapproprié et non
prioritaire dans le contexte actuel. On pourrait accepter un aménagement de 30 000
€ mais pas de 300 000 € !